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    HEUREUSEMENT j'ai toujours une semaine de programmation

    car je ne pourrais pas m'aventurer ici et un peu chez vous !

    merci de votre compréhension encore une quinzaine à tenir !!!

     

       Jeudi 31

     

    Mars préside aux travaux de la jeune saison ;
    À peine l'aube errante au bord de l'horizon
    Teinte de pâle argent la mare solitaire,

     

       Jeudi 31


    Le laboureur, fidèle ouvrier de la terre,
    Penché sur la charrue, ouvre d'un soc profond
    Le sein toujours blessé, le sein toujours fécond.
    Sous l'inflexible joug qu'un cuir noue à leurs cornes,
    Les bœufs à l'œil sanglant vont, stupides et mornes,
    Balançant leurs fronts lourds sur un rythme pareil.
    Le soc coupe la glèbe et reluit au soleil,
    Et dans le sol antique ouvert jusqu'aux entrailles
    Creuse le lit profond des futures semailles...
    Le champ finit ici près du fossé bourbeux ;
    Le laboureur s'arrête, et dételant ses bœufs,

       Jeudi 31


    Un instant immobile et reprenant haleine,
    Respire le vent fort qui souffle sur la plaine ;
    Puis, sans hâte, touchant ses bœufs de l'aiguillon,
    Il repart, jusqu'au soir, pour un autre sillon.

     

    Albert Samain.
     

    Photos vignes de "Château Haut-Lafitte"d'avril l'an dernier !

     La vigne se prépare ! ... Jeudi 31

     

     

    Mars s'en va déjà !

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      Mercredi 30

     

    "On ne vend pas la musique 

    On la partage..."

     

    Léonard Bernstein .

    Chef d'Orchestre - Compositeur.

     

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    Il en faut des moments comme "çà" !!!

     

     

         mardi 29

     

    Entrez, mes souvenirs, ouvrez ma solitude !
    Le monde m'a troublée ; elle aussi me fait peur.
    Que d'orages encore et que d'inquiétude
    Avant que son silence assoupisse mon cœur !

    Je suis comme l'enfant qui cherche après sa mère,
    Qui crie, et qui s'arrête effrayé de sa voix.
    J'ai de plus que l'enfant une mémoire amère :
    Dans son premier chagrin, lui, n'a pas d'autrefois.

    Entrez, mes souvenirs, quand vous seriez en larmes,
    Car vous êtes mon père, et ma mère, et mes cieux !
    Vos tristesses jamais ne reviennent sans charmes ;
    Je vous souris toujours en essuyant mes yeux.

    Revenez ! Vous aussi, rendez-moi vos sourires,
    Vos longs soleils, votre ombre, et vos vertes fraîcheurs,
    Où les anges riaient dans nos vierges délires,
    Où nos fronts s'allumaient sous de chastes rougeurs.

    Dans vos flots ramenés quand mon cœur se replonge,
    Ô mes amours d'enfance ! ô mes jeunes amours !
    Je vous revois couler comme l'eau dans un songe,
    Ô vous, dont les miroirs se ressemblent toujours !

     

    Marceline Desbordes-Valmore

     

      Ouvrez la solitude !

    Je ménage mes "nyeux" n'oubliez pas ! merci !

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